Nombreux sont nos comportements et réactions qui visent à répondre au besoin de contrôle d’une émotion, une angoisse, de pensées devenues envahissantes…
Comme Julie qui dès qu’un conflit se profile au travail dévore le contenu de ses placards en rentrant chez elle. Une manière de stopper le mental, efficace sur l’instant, mais culpabilisante juste après car dans le fonds ce qu’elle voudrait vraiment c’est prendre soin de son corps.
Et pourtant arrêter lui semble impossible. C’est « plus fort qu’elle ».
Ou encore, Eléonore, qui tombe amoureuse, souvent, en quête d’une relation forte et fusionnelle. Pourtant à chaque fois que des sentiments émergent, l’angoisse arrive. L’envie d’aller vers l’autre se heurte à la peur de le perdre, et cette sensation d’étouffer. Alors elle prend la fuite ou fait fuir l’autre avec des comportements inexplicables. Seule manière de se soulager de l’angoisse. Pourtant, elle sait, que dans le fond ce qu’elle voudrait c’est une histoire qui dure, qui permet de construire une vie de famille.
Et puis il y a Julien qui travaille depuis 20 ans au même échelon, il aimerait évoluer mais est tétanisé car aller vers un poste de direction l’exposerait au regard de l’autre. Les compétences, il les a, depuis le temps. Mais parler en public, mener des réunions, entraine une telle peur qu’il préfère ne pas être promu… quitte à s’ennuyer.
Les stratégies qui répondent au besoin de contrôle
Le besoin de contrôle que l’on peut avoir visent souvent à éliminer les pensée et émotions qui nous envahissent. C’est en quelque sorte une façon de les neutraliser et d’éviter l’inconfort qu’elles génèrent, de se soulager.
Ces stratégie de contrôle peuvent avoir deux tendances :
– la fuite : elle pousse à se cacher, s’échapper, se distraire, s’abrutir pour éviter l’émotion désagréable.
– la lutte : elle pousse à réprimer le malaise ou l’émotion, le nier et tenter de contrôler les pensées.
Ces fonctionnements sont communs à tous, à différents degrés. Il est bien rare d’avoir appris à être à l’aise avec ses émotions, mais malheureusement ils sont peu efficaces. Et à trop se développer, ils se transforment en problèmes : des compulsions, la sensation de stagner, des tensions, de la fatigue, une hyperémotivité. L’émotion est maîtrisée mais le comportement qui en découle devient incontrôlable !
Pourquoi est-ce si difficile de changer ces réactions ?
Une fois ces mécanismes perçus, et conscientisés, on pourrait se dire qu’il est facile de décider de faire autrement ! Pourtant, la simple volonté de changer est insuffisante et cela entraine une forme de culpabilité ou encore l’impression de manquer de volonté et d’être impuissant.
En réalité, si ces réactions se sont répétées, elles sont devenues automatiques. Au même titre que de lire, parler, marcher… il devient alors difficile les inhiber, elles se sont transformées en apprentissage inconscient.
En cela l’hypnose est une approche très intéressante pour interagir avec cette partie de nous qui maintient ces programmes inconscients. Pris dans l’automatisme nous agissons en réaction face à une situation. Or, il s’agit en séance de redécouvrir toutes les autres façons de gérer la situation ou l’émotion qui on pu être oubliées au fil du temps ou même jamais explorées.
L’enjeu peut aussi être de se sécuriser face aux émotions qui ne sont ni bonnes ni mauvaises juste un ressenti souvent en lien avec une expérience passée. Parfois, on gagne à les écouter, elles agissent comme une boussole. Mais il ne s’agit pas non plus de se laisser envahir car il arrive aussi d’avoir besoin de les transformer pour évoluer…
Retrouvez cet article sur l’empathie au format audio, pour l’écouter facilement en voiture, dans le bus, en cuisinant ou dans votre bain !
Déjouer les pièges de l’empathie pour bien vivre avec !
Cet article sur l’empathie est pour vous si vous avez l’impression d’être facilement touché par les émotions des autres, et aussi d’être parfois fatigué par ce mécanisme !
Eh ! oui ! si l’ empathie est une qualité, à trop la développer cela peut venir perturber l’équilibre interne, créer de la fatigue ainsi qu’une surcharge émotionnelle. Je vous propose ici un zoom sur ses mécanismes et des pistes à explorer pour bien vivre avec cette formidable capacité de compréhension de l’autre.
L’ empathie : qu’est-ce que c’est ?
Si l’on reprend la définition que propose le Larousse, l’empathie est la « faculté intuitive de se mettre à la place d’autrui, de percevoir ce qu’il ressent. »
Il s’agit donc d’un mécanisme activé en présence d’autres personnes qui permet de percevoir l’état de notre entourage.
Que ce se passe-t-il concrètement quand on fait preuve d’ empathie ?
Pour avoir cette faculté intuitive de « se mettre à la place de… » c’est en réalité tout notre système sensoriel qui participe en captant les informations de notre environnement visuelles, auditives…(empathie émotionnelle). L’intellect participe aussi pour comprendre les cheminements internes de l’autre au niveau de ses pensées, de ses croyances, de ses valeurs (empathie cognitive).
Ainsi, un timbre de voix un peu tremblant, associé à certaines expressions du visage vont permettre de percevoir la peur chez autrui.
Notre cerveau mémorise l’expression des émotions tel une grille de lecture qui permet au fur et à mesure de savoir décrypter l’état de l’autre.
Cet apprentissage est plus ou moins développé en fonction de l’éducation et du parcours de vie. Une fois cette capacité de lecture de l’autre acquise, elle s’effectue de façon automatique, on dit alors qu’elle est intuitive même si elle résulte d’un apprentissage.
Ainsi, lorsque votre conjoint rentre le soir après une longue journée, vous saurez décrypter s’il est stressé avant même qu’il vous le dise. Sans vous en rendre compte, vous l’aurez perçu, à travers sa manière d’ouvrir la porte, le rythme de ses pas, sa façon de poser ses affaires ou encore à sa posture (épaules relevées, visage fermé) et au ton de sa voix… etc.
L’utilité de l’empathie est vite établie. C’est une qualité sociale qui permet de percevoir rapidement de l’autre, ce qu’il ressent et d’ajuster son comportement pour créer une communication plus fluide. Naturellement, cette fonction adaptative facilite les relations et les échanges.
Mais ne dit – on pas que l’on a les défauts de ses qualités ?
Alors à trop s’appuyer sur ce mécanisme quel est le risque ?
Alors à trop s’appuyer sur ce mécanisme quel est le risque ?
Nous pouvons prendre ici l’exemple des professions d’aide, où l’empathie est particulièrement stimulée au contact de personnes en souffrance.
L’empathie peut devenir source de mal-être, et dans ce contexte il va s’agir d’apprendre à la doser pour la gérer au quotidien.
A être trop sollicité les inconvénients peuvent apparaître :
– vivre les émotions des autres : l’ascenseur émotionnel
Si l’on perçoit facilement chez l’autre son ressentit et ses émotions, le risque est aussi de se les approprier. Notre cerveau a cette faculté d’activer ses neurones miroir, faculté d’autant plus présente si l’on est proche de la personne. Ce mécanisme peut vite conduire à ressentir et même vivre l’émotion de l’autre comme si elle nous était propre.
Mais si j’ai passé une bonne journée, et que je retrouve le soir un conjoint stressé. Est-ce utile que je finisse par ressentir son stress ? Pas vraiment…
– le stress et la fatigue
Le fait de capter en permanence l’état des autres et de s’adapter en fonction de ceux-ci peut vite devenir source de stress. En effet, le stress apparaît lorsque que les capacités d’adaptation sont dépassées, ou encore lorsque nous n’avons pas les moyens suffisants pour agir.
Si l’émotion de l’autre est trop forte, ou que l’on est impuissant pour l’aider, le stress peut vite apparaître. Percevoir l’état de l’autre, peut entraîner l’envie d’agir pour l’aider, mais souvent cela renvoi à une forme d’impuissance. Si nous pouvons aider, compatir, nous ne pouvons pas gérer à la place des autres ses propres émotions. Et face à l’impuissance le stress arrive…
– le dévouement auprès des autres au détriment de ses propres besoins
Percevoir ce que ressent l’autre, c’est le mettre au centre de son attention. Et souvent cette capacité est associée à un souci de l’autre. Là encore, c’est une qualité bien sûr, mais à condition de ne pas s’éloigner de ses propres besoins.
Comment bien vivre avec son empathie
Je vous propose ici des pistes à explorer si le fait d’être empathique occasion chez vous du stress, de la fatigue ou tout autre inconvénient.
Et pour cela partons de la lecture que propose Carl Rogers de l’empathie , pour lui il s’agit de :
« La capacité empathique implique donc que, par exemple, on éprouve la peine ou le plaisir d’autrui comme il l’éprouve, et qu’on en perçoive la cause comme il la perçoit (c’est-à-dire qu’on explique ses sentiments ou ses perceptions comme il se les explique), sans jamais oublier qu’il s’agit des expériences et des perceptions de l’autre. Si cette dernière condition est absente [ou cesse de jouer], il ne s’agit plus d’empathie mais d’identification.”
L’important est donc de ne pas s’identifier complètement à la personne qui souffre. Et de garder la capacité à distinguer les pensées et les émotions de l’autre et ses propres pensées et états affectifs. Certes, face à quelqu’un qui éprouve des émotions difficiles, il est bon et utile de pouvoir identifier ce que cette personne ressent, mais il faut toujours savoir que c’est elle, et non soi-même, qui éprouve les émotions en question.
En pratique, comment cultiver cette capacité de différenciation ?
– Prendre du temps pour soi : se recentrer
Parfois, les systèmes sensoriel et émotionnel sont surstimulés par la quantité d’information détectées et traitées. Pour ne pas être déborder en accumulant une charge émotionnelle trop importante, il faut donc prendre soin de s’octroyer des temps de repos sans trop de stimulations pour revenir à soi. En sommes, des pauses avec moins d’interactions et moins de stimulis.
Et si l’on reprend l’idée de Carl Rogers, selon laquelle il ne faut « jamais oublier qu’il s’agit des expériences et des perceptions des autres », il est nécessaire de revenir à soi et à ses propres expériences.
Les notions de self corps, de lieu ressource sont ici fondamentales. Ils permettent de se recentrer et de retrouver en soi un espace protégé qui recentre sur sa propre identité. Ce processus est le point de départ des séances, qui permettent dans un premier temps d’apprendre à s’installer confortablement en soi. Il peut être retrouvé la méditation et bien sûr l’auto-hypnose. Mais aussi à travers des activité génératrices de bien être tel que la musique, le sport, le contact avec la nature.
Le fait d’apprendre à retrouver cet espace protégé en soi, a être son propre refuge, permet de s’aventurer en toute sécurité vers les autres et les ressentis qu’ils peuvent susciter en nous.
Il s’agit ici d’une hygiène de vie à installer au quotidien et pas seulement dans les périodes où l’on a le temps. Je dirais même que c’est lorsque l’on a le moins de temps que l’on en a le plus besoin.
– S’écouter
Vous l’avez compris, il s’agit de ressentir… alors il est important d’être à l’écoute de ses propres sensations physiques. En avoir conscience permet de prendre du recul lorsque l’on se sent envahie par l’émotion d’un autre et que l’on ne souhaite pas l’éprouver.
Si une amie vous raconte son accident de voiture, que vous commencez à sentir une accélération du rythme cardiaque, les mains moite… il temps de vous rappeler que ce n’est pas vous qui avez eu l’accident et que vous êtes à l’instant où elle vous le raconte en parfaite sécurité. Ce simple recadrage permet de ne pas s’approprier les « traumatismes » des autres.
Ce qui n’empêche pas par ailleurs d’avoir de la compassion.
– cadrer cette capacité
Ce n’est pas parce que l’on a appris à lire que l’on lit tout. Il en va de même pour l’empathie. Elle peut être adaptée avec certaines personnes ou dans certaines situations mais pas tout le temps. Une bonne manière de savoir dans quel contexte il peut être nécessaire de mettre de la distance avec ce mécanisme est la fatigue ressentie. Si certaines interactions vous vident de votre énergie, c’est qu’il y a certainement quelque chose à revoir.
– choisir ce que l’on a envie de ressentir
Nous l’avons vu, l’empathie est un processus dans lequel notre attention est tournée vers les autres. Il peut être bon parfois d’inverser le mouvement.
Un petit exercice peut être fait chaque matin. Il consiste à vous demander ce que vous avez envie de ressentir pour la journée. Du calme, de la joie, de l’enthousiasme, de la force, de la curiosité, de la chaleur…
Et puis de vous replonger dans un souvenir où vous avez ressenti cette sensation, en laissant revenir l’ambiance, les détails… vous pouvez même imaginer les sensations se diffuser dans le corps et les laisser s’amplifier.
Une fois ce ressenti choisit, installé en vous et amplifié, vous serez moins bousculé par les ressentis des autres. Vous aurez fixé un cap, et serez moins aux prises avec les vents contraires.
La prise de conscience des mécanismes est la première étape nécessaire a la prise de recul. Et si vous souhaitez être accompagné pour canaliser votre empathie et apprendre à vous recentrer, le cabinet vous est ouvert, pour un rendez-vous en présentiel ou à distance.
Pour aller plus loin sur l’ empathie…
Vous êtes curieux et aimeriez en savoir plus ? Je vous recommande la lecture du livre Judith Orloff ” Le guide de survie des hypersensibles empathiques“. Un livre qui aborde les différentes facettes de l’empathie et propose des exercices pratiques
BIBLIOTHÈQUE SONORE
Pour occuper les enfants sans écrans
BIBLIOTHÈQUE SONORE Pour occuper les enfants sans écrans
Nous voici confinés pour un temps incertain, à devoir parfois travailler et s’occuper des enfants en même temps. La tentation peut être grande de profiter de la télévision, de la tablette ou des jeux vidéo pour récupérer un peu de calme et vaquer à ses occupations. Mais en étant à la maison toute la journée, le temps passé devant les écrans peut vite s’allonger. Pourtant, d’autres solutions existent… .
Je vous propose ici des ressources gratuites qui vous permettront de limiter le temps passé devant les écrans. Il s’agit pour la plupart de Podcast pour enfants produire par des professionnels de la radio.
En effet, il existe de nombreux supports, gratuits, de qualité et faciles d’accès qui auront l’avantage de vous dégager du temps en tant que parents, tout en occupant agréablement vos enfants.
La magie des podcasts pour enfants
Voici une sélection de Podcast pour enfants écoutés et validés, qui vous offrirons de longues heures de tranquillité !
Le format audio est tout adapté aux enfants qui développent
ainsi leur imaginaire, leur langage, et leurs apprentissages de manière
autonome. Ce serait bien dommage de ne pas en profiter. Ils sont tous très
agréable à écouter, même pour les grands. Leur qualité tant au niveau de la
forme que du contenu est vraiment appréciable.
Voici quelques incontournables qui abordent les questions d’actualité, la culture, la science et l’histoire.
Mais aussi les applications SYBEL, AUDIBLE, ont une jolie sélection de livre audio enfants/jeunesse en accès gratuit.
Pourquoi chercher d’autres alternatives aux écrans ?
Je m’en remets ici aux propos de Boris Cyrunilk, neuropsychiatre, qui en une minute expose avec clarté rare les risques pour nos enfants que vous pouvez écouter en consultant cette vidéo.
« Les enfants sont
hypnotisés par un smartphone et ils sont addicts en quelques jours. Ils
deviennent addicts au smartphone qui les hypnotise, qui altère leur
développement cérébral.
Un smartphone ou un
écran n’établit pas d’interaction. Mon écran d’ordinateur ne m’a jamais souri.
Or, un enfant ou un bébé a besoin de sentir l’autre. Il a besoin d’apprendre à
décoder ces gestes, ces mimiques, pour se synchroniser avec l’autre.
S’il y a trop d’écran, il n’apprend pas les interactions, il a un trouble de l’empathie donc il est soumis à ses pulsions. Comme on le voit aujourd’hui chez beaucoup d’adolescents, garçons et filles, qui ne contrôlent pas leurs émotions et qui passent à l’acte ou bien contre eux-mêmes ou bien contre les autres. »
Nous avons d’ailleurs tous tendance à aller un peu plus vers les écrans en ces temps perturbés. Il ne s’agit pas de les diaboliser, ni de se culpabiliser, mais plutôt de ne pas se contenter d’eux.
Et n’oubliez pas partagez ensemble…
Le confinement est l’opportunité de prendre soin les uns des
autres, de rétablir des contacts physiques, des moments de discussion, une
vraie présence à l’autre. Alors regardez-vous vraiment, apprenez à vous lire,
écoutez vos idées, amusez vous à échanger les points de vue, rejoignez vous à
travers vos pensées, câlinez-vous.
Quant à moi je vous souhaite un joyeux confinement autour de cette bibliothèque sonore en attendant de vous recevoir à nouveau !
Ce livre est une ressource précieuse tant pour aider les enfants à exprimer leurs sentiments que pour accompagner les parents en proie à la fatigue, l’énervement ou l’inquiétude. Il répond donc aux besoins de toute la famille en présentant des façons innovatrices de résoudre les problèmes qu’on rencontre dans toute relation parent-enfant. Il met de l’avant une approche lucide, sensible et respectueuse, qui entraîne moins de stress et plus de gratification pour les parents comme pour les enfants.
Les plus de ce livre :
sa clarté
les exemples concret à travers les témoignages des parents
le visuel BD pour présenter les mises en situation
les aides mémoire
son côté déculpabilisant
Focus sur les thèmes abordés
Il ne s’agit pas ici de vous proposer une un contenu exhaustif du livre mais plutôt de vous présenter sa structure et son esprit !
Accueillir les sentiments des enfants
Oui, mais comment me direz vous ? Il est loin d’être évident d’être à l’aise avec certaines émotions telles que la tristesse, la colère, la frustration, la jalousie… souvent en tant que parent nous avons tendance à vouloir agir dessus pour faire cesser l’émotion, ou à donner des injonctions « arrête de pleurer. », à vouloir solutionner le problème à la place de l’enfant, ou encore à le rassurer. Les auteures vous proposent une autre alternative dont l’outil principal est l’écoute de votre enfant sans jugement ni interprétation de son ressenti. Il s’agit ensuite de l’aider à nommer ses sentiments et d’utiliser l’imaginaire pour répondre à ses désirs.
Si par exemple votre
enfant n’a pas envie d’aller à l’école le matin et semble trainer… il s’agit
dans un premier temps d’être disponible et de valider le fait qu’il n’ait pas
envie… avant de dériver sur l’imaginaire !
Même si spontanément tout parent peut être tenté
d’houspiller son enfant, de le presser, de le culpabiliser par ce que tous les
matins c’est même chose… tentez cette approche « oh là là ! Tu n’as
pas envie de sortir ce matin ! ce serait génial si on pouvait se
télétransporter jusqu’à l’école et passer le temps en accéléré pour être vite à
ce soir ! ». Une simple phrase qui distraie tout en permettant à
l’enfant de se sentir compris. L’imaginaire dédramatise et soulage.
Même si spontanément tout parent peut être tenté d’houspiller son enfant, de le presser, de le culpabiliser par ce que tous les matins c’est même chose… tentez plutôt « oh là là ! Tu n’as pas envie de sortir ce matin ! ce serait génial si on pouvait se télétransporter jusqu’à l’école et passer le temps en accéléré pour être vite à ce soir ! ». Une simple phrase qui distraie tout en permettant à l’enfant de se sentir compris.
Susciter la coopération des enfants
impossible à nier, la frustration est inhérente à la
fonction de parent. Le quotidien peut vite se transformer en lutte pour amener
nos enfants à se comporter de façon convenable. Mais si l’adulte a un certain
besoin d’ordre, de propreté, d’organisation ceci est loin d’être le souci des
enfants. Et plus les parents insistent, plus les enfants résistent !
Les auteures proposent ici des astuces pour entretenir et
réveiller l’esprit de coopération en utilisant entre autres le système des
petits mots au lieu des longs monologues moralisateurs.
Par exemple : la fin du week-end arrive et la chambre
de votre enfant est en désordre. Le premier réflexe pourrait être de dire avec
force et véhémence « Range ta chambre ! c’est le bazar on ne peut
plus mettre un pied devant l’autre ! ». Mais la coopération sera plus
facilement obtenue avec une touche de créativité et d’humour… et si vous
envoyez un message à votre enfant dans un avion en papier « Help !!!
Chambre en détresse ! Croule sous les vêtements et les jouets !
j’étouffe !!! SVP ranger moi… Merci ! Ta chambre. Bisou » Il n’y
a de limite que votre créativité, à vous de tester !
Remplacer la punition
La punition est souvent la seule alternative envisagée en cas de bêtise, car nous n’en connaissons pas d’autre. Mais au-delà des débats autour de celle-ci, est-elle vraiment efficace ? Un enfant puni pour un comportement s’abstient-il de recommencer par la suite ? Pas sûr… elle risque parfois même de pousser à l’enfant à réagir de façon opposée à ce que l’on voudrait, ou à cacher et mentir pour ne pas être pris et puni. Explorer une autre manière de poser des limites est donc intéressant.
La démarche proposée est la suivante : exprimer ses sentiments (quand tu fais ça
j’ai peur pour toi…), exprimer ses attentes, montrer à l’enfant comment réparer
sa bêtise, redresser la situation, offrir un choix à l’enfant, le faire
participer pour trouver des solutions.
De mon point de vue, l’intérêt de cette approche est de permettre
à l’enfant de comprendre la réaction du parent et de participer pour trouver
une solution. Lorsque les solutions émanent de nous même nous sommes
naturellement plus enclins à les appliquer ! En réagissant ainsi, cela permet
aussi de développer l’empathie.
Encourager l’autonomie
Cela peut sembler être une évidence mais pourtant nous avons souvent tendance à vouloir aider, guider, conseiller nos enfants pour leur permettre ne pas échouer, d’aller plus vite etc… derrière cette bonne intention nous finissons par les priver de nombreux apprentissages et nous créons un sentiment de dépendance envers nous. Dépendre de ses parents est bien sûr normale, mais cette notion doit pouvoir évoluer avec le temps pour ne pas blesser l’estime de soi.
Utiliser les compliments pour développer l’estime
Avez-vous remarqué comme les compliments, qui sont au départ bienveillants peuvent parfois susciter des réactions négatives : le rejet du compliment parce que l’on n’est pas tout le temps comme ça, la peur de faire moins bien la prochaine fois… ceci vient du fait qu’il est souvent perçu comme une évaluation.
Vous découvrirez une manière de mettre l’accent sur les
compétences de votre enfant bien plus constructive qu’un simple compliment. Il
s’agit de sortir du compliment qui évalue un résultat, et de venir plutôt
décrire ce que l’on voit, ce que l’on ressent. Par exemple : je suis
impressionnée par la concentration dont tu as fait preuve pour construire ton lego.
Ici le parent valorise une compétence et pas juste le résultat.
Aider les enfants à se dégager des rôles qui l’empêchent de s’épanouir
Quoi de plus limitant que les étiquettes (il est timide, agité, têtu, ne se concentre pas …). Être flexible et ne pas figer l’enfant dans un rôle, une étiquette, est un réel apprentissage qui peut être facilité par les parents !
Ce livre a retenu votre intérêt ?
Si cet article vous a donné envie de lire ce livre, il est disponible ici.
Le mois de janvier voit fleurir les vœux de bonne année, de bonheur, de santé, d’amour, de réussite, d’épanouissement.
En ce début d’année, j’ai envie de vous souhaiter bien plus car nous le savons tous chaque année à son lot de bonheur et aussi d’imprévus, pour nous ou nos proches, au niveau professionnel ou personnel… et compter sur la chance pour passer au travers n’est pas, justement mettre toutes les chances de son côté.
Alors plutôt que de vous souhaiter de passer au travers des imprévus j’ai envie de vous souhaiter profondément et sincèrement de croire en vous, en vos forces et vos capacités. N’est-ce pas ce qui nous manque souvent pour profiter vraiment des bons moments et pour traverser les instants les plus difficiles, une confiance solide en soi. Pour ma part je crois en vous. Le cabinet est un lieu de rencontre ou l’on peut venir un peu écorché, sans avoir à cacher ses blessures. Mais au delà des blessures, ce que je vois moi ce sont toutes vos forces … tout ce qui fait que malgré tout vous tenez debout, vous avancez. Alors ensemble nous rangeons, trions, retrouvons toutes sortes d’émotions pour avancer parfois plus légers d’autres fois plus solide… mais toujours en étant fidèle à soi-même et à ce qui fait sens.
Je ne pense pas pas que les difficultés rencontrées aient
nécessairement quelque chose à nous apprendre. Mais plutôt que l’on peut les
utiliser pour préciser ce qui a vraiment du sens pour nous.
Alors à tous, je vous souhaite de croire en vous avec vos forces, vos faiblesses aussi et de rester fidèles à ce qui compte vraiment pour vous, comme un cap à suivre qui permet d’avancer en étant parfois ballotté mais sans tomber.
Et si parfois un coup de pouce est nécessaire, le cabinet vous accueil !
L’hypnose, cette discipline qui fait le grand écart entre les salles d’anesthésie et de spectacle, suscite à juste titre beaucoup d’interrogations, surtout lorsqu’il s’agit de se rendre à sa première séance. A quoi une première séance d’hypnose peut-elle ressembler ? Je lève ici quelques questions et vous donne un fil conducteur pour vous permettre de percevoir la manière dont se déroulera notre premier rendez-vous. Allez, on lève le mystère !
Une rencontre
Un premier rendez-vous est avant tout une première rencontre. Il est fondamental avant de travailler sur soi d’établir un contact, de faire connaissance avec la personne qui va vous accompagner. S’installer ensemble avant de travailler sur ce qui vous amène me semble indispensable.
Entre vous et moi
La séance est un espace où vous pouvez vous autoriser à être
totalement vous. Il n’y a pas une bonne manière d’être ou de faire en séance. C’est
un temps pour vous où vous pouvez poser toutes les questions que vous avez. Si
vous avez certaines craintes, parfois induites par l’hypnose de spectacle, nous
prenons le temps d’en parler. J’ai pour habitude de présenter ce qu’est pour
moi l’hypnose, l’intérêt que l’on peut avoir à l’utiliser et définir les
notions importantes telles que celle d’inconscient.
C’est aussi un temps important pour présenter votre
problématique et définir ce vers quoi vous avez envie d’aller. Ensemble nous
donnons une direction à la séance.
C’est pendant cet échange que la séance d’hypnose se
construit et se personnalise. Vos attentes, vos besoins constituent la
structure du travail sous hypnose.
Avec toutes les informations que nous avons récoltées ensemble la structure de la séance d’hypnose se définit. J’ai pour habitude de vous annoncer ce que nous allons faire, si une proposition que je vous fais ne vous convient pas, vous pouvez tout à fais m’en faire part !
Le temps de l’hypnose
Vient ensuite le temps plus spécifique de l’hypnose. En
première séance, vous expérimentez le fait de s’installer dans cet état. Vous
entrez dedans, pouvez observer ce qu’il se passe et créez vos propres repères.
Vous prenez vos marques pour profiter pleinement des bienfaits de l’état
d’hypnose. Vous pouvez entrer et sortir de cet état comme une manière de
l’apprivoiser, ou au contraire entrer très profondément dès la première séance
en fonction de ce qui vous convient. La manière de développer l’état d’hypnose
est spécifique à chaque personne.
Il est des nuits incertaines où le sommeil joue à cache cache, où les pensées s’embrouillent, les tensions ne veulent pas se dissoudre. Des nuits qui fatiguent au lieu de reposer. Des nuits que l’on commence à anticiper… Alors trouver le sommeil devient une pensée lancinante mais pas pour autant aidante.
Se dire qu’il faut dormir n’a jamais fait dormir personne. Le sommeil n’est pas une affaire de volonté. Et quoi de plus inconscient que de s’endormir. Alors forcément, l’hypnose qui permet de travailler avec l’inconscient a sa place pour retrouver le chemin vers des nuits sereines, réparatrices et confortables…
Et pour cela il est possible d’explorer de nombreuses pistes :
associer à nouveau le lit, la chambre à un endroit agréable de détente
identifier le besoin qu’il peut y avoir derrière le fait de ne pas dormir et le satisfaire d’une autre manière
utiliser l’hypnose pour s’endormir plus rapidement
transformer sa vision du sommeil
faire le deuil de périodes de vie stressantes qui ont généré des insomnies.
Une séance c’est en quelque sorte prendre un nouveau départ avec le sommeil, s’apprêter à découvrir un autre rapport à la nuit.
L’insomnie n’est pas une fatalité. De la même manière qu’un jour notre cerveau a pu apprendre à ne pas dormir et prendre le chemin de l’insomnie, il peut apprendre à se reposer.
Chaque personne est unique et vient avec son histoire, sa manière de fonctionner, sa vision, alors chaque séance est unique.
Si les nuits réparatrices vous manquent et que la fatigue nuit à vos journées, pensez à l’hypnose !
Apprendre devrait être un plaisir et une richesse et non une source de peur ou d’ennuie…
L’échéance du baccalauréat … cérémonie d’ouverture d’une succession de partiel pour ceux qui entreprendront des études supérieures !
C’est ensuite deux fois par an que les fameux partiels deviendront incontournables, sésame de l’année supérieur et de l’avenir professionnel. Autant dire que l’enjeu est là, et la pression qui va avec aussi ! Mais cette pression justement, comment l’utiliser pour en faire un atout plus qu’un handicap synonyme de perte de moyen ?
C’est ce que je vous propose d’explorer à travers une série d’articles sur la préparation mentale aux examens.
Une préparation mentale aux examens : est-ce vraiment nécessaire ?
À connaissance égale, c’est bien sûr celui qui gère le mieux ses émotions qui aura la plus belle réussite. Les émotions conditionnent notre efficacité et lorsqu’elles ne sont pas gérées, elles peuvent être limitantes.
Concentrer ses efforts autour de quelques journées de partiels lors desquelles ce joue l’année suivante mérite bien sûr de s’accorder une préparation mentale qui vous apportera :
– une meilleure gestion du stress
– de meilleures conditions pour apprendre
– une motivation plus naturelle
– davantage d’énergie
– désactiver les peurs
Les trois phases de la préparation aux examens
– entretenir la motivation dans les révisions
Rien ne sert de se préparer à gérer le stress si vous n’avez pas réussi à mener des révisions efficaces !
En amont, il est donc naturel de travailler sur l’organisation des révisions, en abordant la motivation, la concentration et si nécessaire la procrastination… vous savez cette petite voix qui vous pousse à remettre les choses au lendemain ! Désamorcer tout ce qui peut faire obstacle à l’efficacité des révisions est essentiel pour gagner du temps.
– La concentration et les difficultés d’apprentissage
La concentration s’acquiert et sur de longues plages de travail il est très utile d’apprendre son fonctionnement. Au bout de quelque temps la concentration s’essouffle et c’est normal. Pourtant, des exercices à la portée de tous peuvent vous permettre de vous ressourcer et de retrouver un esprit ouvert à l’apprentissage.
Il est d’ailleurs important d’aborder également les difficultés d’apprentissage, car elles proviennent parfois de blocages inconscients.
– gérer la peur des examens
Ensuite bien sûr vient la gestion des émotions, elle conditionne en partie la performance. Se laisser perturber par des pensées négatives peut faire perdre ses moyens et du temps précieux le jour « j ». Pourtant, des exercices tout à fait accessibles permettent de canaliser les pensées et de choisir celle qui nous sont utiles.
Enfin si des peurs plus profondes, telles que la peur de l’échec et parfois même de la réussite, existent, il est important de les désamorcer en amont pour éviter le phénomène de l’auto-sabotage.
Et si le stress à petite dose est un moteur nécessaire pour trouver l’énergie de mener des révisions efficaces, le mal-être pendant l’apprentissage et les examens lui n’est pas normal !
Et l’hypnose dans tout ça ?
Mais oui l’hypnose dans tout ça ? Que ce soit pour travailler sur la motivation, la concentration, la confiance en soi ou pour lever des blocages l’hypnose est une aide précieuse. D’autant plus si votre hypnothérapeute vous donne des astuces, des petits exercices d’autohypnose pour vous permettre d’être autonome ! Apprendre devrait être un plaisir et une richesse et non une source de peur ou d’ennuie…
En attendant la fameuse période des partiels je vous propose de retrouver sur ce blog des astuces et des conseils pour vous préparer au mieux.
Et si vous souhaitez faire un travail plus profond et bénéficier d’un accompagnement personnel, n’hésitez pas à me contacter par mail : boutrymarielaure@gmail.com, ou par téléphone : 07 69 67 48 58.
IMPORTANT : avant toute chose, n’oublions pas que la douleur a un véritable sens en tant que signal, son utilité doit être respectée. Par ailleurs, la pratique de l’hypnose ne se substitue en aucun cas à la pratique de la médecine. Toute pathologie relevant de la médecine doit faire l’objet d’un suivi médical.
Hypnose et douleur chronique…
… hypnose et douleur chronique : un vaste sujet qui pour être bien présenté nécessite de s’attarder un peu sur la notion de douleur. La douleur, nous la connaissons tous, mais savons-nous réellement comment elle fonctionne ?
– Qu’est-ce que la douleur ? Et qu’est-ce qu’une douleur chronique ?
L’expérience de la douleur est subjective, ce n’est pas qu’une perturbation physique. Elle peut être aigüe, lorsqu’elle signale un dysfonctionnement, par exemple lors d’une brûlure. Elle peut aussi être chronique lorsque :
elle est persistante
elle dure davantage que ce qui est habituel eu égard au symptôme.
elle ne répond pas au traitement
elle détériore la qualité de vie
Au-delà de trois à six mois, une douleur rebelle n’a plus sa fonction de signal, elle devient une entrave à la vie de la personne, affectant ses comportements.
Avant un travail sur une douleur chronique un suivi médical approfondi doit avoir été réalisé. La pratique de l’hypnose est complémentaire et trouve sa place lorsque les antalgiques ne fonctionnement pas ou qu’une prise trop répétée pourrait causer une accoutumance, ou des effets secondaires indésirables.
Si vous avez cinq minutes, je vous propose de regarder ce court métrage très bien réalisé autour de la douleur dite chronique et des solutions qui peuvent y être apportées.
– La perception douloureuse
La douleur n’est pas qu’une sensation, elle est également reliée aux émotions qui lui sont associées et qui agissent sur sa perception. C’est ainsi que le ressenti d’une douleur émanant du même symptôme peut varier en fonction de la personne, des pensées et du contexte.
La perception douloureuse est également un apprentissage qui dépend de nos expériences, de notre culture. L’hypnose peut alors être utile pour se déconditionner de cet apprentissage. Elle présente l’avantage de rendre la personne active dans son vécut de la douleur, enlevant ainsi l’impression de la subir.
– Hypnose et douleur chronique : comment ça se passe ?
L’état d’hypnose permet à la personne douloureuse de modifier son ressentit. En séance, il est ainsi possible de modifier les sensations perçues dans le corps grâce à l’imaginaire.
L’imaginaire peut également nous éloigner des perceptions sensorielles du corps. C’est ce qui se produit lorsque devant un bon film vous en oubliez le mal de tête. En cabinet expérimenter l’état d’hypnose permet à la personne de réaliser qu’elle peut se sentir confortable, en se replongeant par exemple dans un souvenir particulièrement agréable. De nombreuses techniques existent telles que la substitution de sensation, l’engourdissement par le froid, le déplacement de la douleur… de sorte que chaque personne peut explorer ce qui est le plus efficace chez elle.
Si vous souffrez de douleurs chroniques, ne vous résignez pas. En quelques séances, il est possible de se réapproprier ses sensations au lieu de continuer à les subir.
Pratiquer régulièrement les exercices d’auto hypnose permet de reprendre le contrôle de manière rapide sur la douleur et de gérer les émotions qui y sont associées.
Alors si vous souffrez de douleurs chroniques et avez envie de tester l’hypnose et l’auto-hypnose ?
N’hésitez pas à me contacter au 07 69 67 48 58, je répondrai volontiers à vos interrogations ou prendre rendez-vous !
Sources bibliographiques :
Vaincre la douleur par l’hypnose et l’autohypnose, Christine CAZARD-FILIETTE , Editeur : VIGOT
L’hypnose thérapeutique.Quatre conférences, Milton H.ERICKSON, Editeur : ESF
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